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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 15:00

Le Recô-recô


De la catégorie des idiophones, le recô-recô est un instrument de percussion qui produit des sons à partir du frottement d'une baguette sur une caisse de résonnance. Il existe plusieurs formes de recô-recô (ex : güiro, guayo, rascador guachara) et son origine ne peut pas être uniquement attribuée à l'Afrique. En effet, bien que cet instrument soit très répandu dans les musiques afro-caribéennes et qu'il soit peut-être originaire de la culture bantoue du Congo, certains historiens ont noté la présence d'instruments similaires dans la musique amérindienne des peuples autochtones des Caraïbes avant leur disparition, ainsi qu'en Équateur, chez les Quechuas, les Mestizos et même au Portugal. 
Sa forme la plus connue est celle d'une partie de bambou taillée transversalement que l'on frotte avec une baguette. Traditionnellement fabriqué à partir d'une tige creuse, (canne à sucre ou du bambou), d'une longueur (variable) d'environ 30cm, il peut aussi être fabriqué à base d'un morceau de bois. Sa surface est cannelée et on la frotte avec un bâton en bois ou en métal pour obtenir un son perçant mais grenu.




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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 10:12
 
Le Berimbau

            Originaire d'Afrique sub-saharienne à l'instar du Hungu de la région de langue Quimbudu aux alentours de Luanda et du Mbulumbumba de la province de Wila dans le sud-ouest de l'Angola, le Berimbau est l'instrument emblématique de la Capoeira. Il dirige, détermine, rythme et accompagne les chants et le jeu des capoeiristes dans la roda qu'il sublime.

Le berimbau est fait d'un "arc", qu'on appelle verga, en bois dur, et est monté d'un fil d'acier, appelé arame, qui provient, habituellement d'un (vieux) pneu.

Afin d'obtenir le son résonnant du berimbau, une caisse de résonance y est attachée, la calebasse. Le son est produit en frappant la baqueta contre la corde du berimbau. Un dobrão est plus ou moins appuyé contre l'arame pour moduler les notes. Ainsi, trois type de sons caractéristique seront produit par la capoeiriste à travers le berimbau: un son grave, un son aigüe, et un son grésillé.

 

 

Les différentes parties du berimbau :

            La verga est la partie principale du berimbau. Réalisé à partir d'une branche de biriba, on l'arque à l'aide du genou, la tension étant maintenue à l'aide de l'arame.

 

            La cabaça, véritable caisse de résonance du berimbau, est une calebasse séchée, évidée et grattée à l'intérieur. Coupée à une de ses extrémités, et percée à l'autre pour permettre sa fixation au moyen d'un lien autour du bois tendu par l'arame, elle permet au son issu des vibrations de la corde frappée d'être amplifié.

 

            L'arame est la corde du berimbau. C'est un fil de fer qui relie les deux extrémités du berimbau. Permettant de maintenir la tension de la verga et vibre à chaque frappe de la vaqueta sur lui. Cette corde est un fil de fer, il provient normalement des pneus de voiture.

 

            Le caxixi, est un élément complémentaire du berimbau. C'est un panier en osier (ou en paille) tressé, fermé et rempli de graine avec pour fond, une pièce de calebasse. Il est tissé comme un panier, et complètement fermé. A chaque mouvement de main du joueur de berimbau, le caxixi donnera un accompagnement au frappement de la corde. Son son peut varier selon le type et la taille des graines, mais aussi selon la manière de le secouer (en agitant sur le contour du panier, ou en les projetant sur la base (faite de calebasse) qui donnera un son plus sec).

Le dobrão était une ancienne pièce de monnaie de 40 reals utilisée pour faire résonner la corde du berimbau. Elle est remplacée de nos jours par une pièce de métal ou par un galet.

 

            La vaqueta est la baguette qui permet au joueur de berimbau de faire vibrer la corde en la frappant.

 

 

Les différents types de berimbau :

 

            - Le Gunga ou Bera-boi : Berimbau avec la calebasse la plus grosse, c'est le berimbau qui donne le son le plus grave. Il ouvre la roda, garde et joue la mélodie de base.

 

            - Le Medio ou Gunga : Berimbau de taille de calebasse intermédiaire, complète et accompagne la mélodie de base en jouant le rythme "inverse" à celui du Gunga (inversement des graves et des aigües).

 

            - La Viola ou Violinha: Berimbau qui possède la plus petite calebasse, donne le son le plus aigu. Il improvise en variant les mélodies à partir du « toque » joué par le gunga. Ses limites sont celles de la créativité du capoeiriste qui en joue.

 

 

Les différents rythmes du berimbau:

 
            
Les rythmes produits par les berimbaus, sont connus sous le nom de « toques ». Ces différentes mélodies cadencent et rythment les jeux des capoeiras dans la roda.

Il existe un nombre considérable de toques de berimbau. Cependant, seul quelques-uns des toques existants sont communs à toutes les écoles (exemple : le toque « Angola »); la plupart portant des noms qui diffèrent d'un groupe de capoeira à un autre.

 


 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 09:35



L'atabaque


Instrument très ancien d'origine orientale, l'atabaque s'est vite répandu en Afrique. Tambour utilisé dans les cultes afro-brésiliens, il est généralement fait de douves en bois tel que le jacarandá, le cèdre ou l'acajou taillé en bandes larges serrées les unes contre les autres par des cerclages de fer de différents diamètres qui, de bas en haut, donnent à l'atabaque une forme conique - cylindrique.

Sa base est plus fine que le sommet qui est recouvert d'une peau de chèvre ou de veau.

Il n'y a qu'un atabaque dans une roda de capoeira, souvent à l'extrémité de la bateria. Bien que l'atabaque soit un instrument fort, il ne peut pas dépasser le son des autres instruments. Faisant partie intégrante de la bateria il accompagne, sans dominer. L'atabaque marque le rythme du jeu. Le gunga (berimbau) dicte la vitesse et le type du jeu, mais l'atabaque maintient ce rythme tout au long de la roda. On le joue a pleine main pour obtenir des notes claquées ou toniques.

Il existe plusieurs tailles d'atabaque. Plus l'Instrument est petit, plus les notes obtenues sont aiguës.

Comme pour le berimbau dans la capoeira, l'atabaque, dans le candomblé existe sous trois formes (trois tailles) différentes ; Ceux-ci produisent alors trois sons différents et ont trois fonctions différentes.


_ Le Rum, au son grave,

_ Le Rupi, medium, et

_ Le au son le plus aigu.


NB : L'atabaque est aussi utilisé pour accompagner le « maculêlê » et le « samba ».





 

 

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 09:38



L'agogô


L'agogô est un instrument de musique d'origine africaine. Il est composé de deux petites cloches en fer forgé de formes coniques et de tailles différentes, reliées entre elles par une tige recourbée du même matériau. En forme de U (servant de poignée), l'agogô émet des sons en étant frappées au moyen d'une baguette (en bois ou de métal).

Au Brésil, son nom vient de « akokô » (langue nagô), qui désigne l'horloge ou le temps (instrument servant initialement à marquer le tempo). Cependant, on le retrouve aussi dans tous les endroits où les esclaves africains ont été amenés ainsi qu'en Afirque sub-saharienne. Il  pourra alors être appelé « gongué » ou « gankogui » par les Ewes, « ngonge » par les Bantous, ou « akokô » par les Yorubas.

Outre son utilisation dans la bateria de capoeira, l'agogô s'est très largement répandu dans la musique brésilenne. On le retrouve donc dans le samba, le maracatu, dans la musique de carnaval mais aussi dans le candomblê.

 



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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 16:25



Le Pandeiro

 
            Il serait d'origine arabo-portugaise. Il fut introduit au Brésil par les portugais pour accompagner les processions religieuses. Recouvert d'une fine peau tendue, ce tambourin en bois d'un diamètre d'environ 30cm dispose de cymbalettes (petites "cymbales" métalliques) logées dans son bord.
La peau est traditionnellement faite de peau naturelle (de chèvre ou de serpent), mais de nos jours la peau utilisée pour le pandeiro est parfois remplacée par une peau synthétique en plastique.
           

                Tenu d'une main, on réalise avec l'autre main différentes notes en fonction de la position de la main sur le pandeiro. Plus l'on frappe vers le centre du pandeiro plus le son est haut. Les claquements alternent avec les notes toniques et un mouvement particulier du poignet associé avec l'utilisation des doigts permet d'obtenir une rythmique très spécifique qui soutient le rythme principal. Ce son cadencé du pandeiro soutient celui du caxixi et du berimbau. Il permet d'accentuer le battement grave et profond de l'atabaque avec son son plus haut et plus aigu.

            Les cymbales créent une riche texture dans le battement et bien que joué d'une seule main, un joueur expérimenté peut combiner des improvisations extrêmement rapides et difficiles.

     
            Utilisé dans différents types de musiques brésiliennes tel que le samba, le pagode, etc, le pandeiro exige une grande maîtrise rythmique.  

 

 

La construction du pandeiro


 

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